La petite fille est couchée dans un champ
Elle frissonne sous la carresse du vent,
Elle rêve de partir avec lui, de danser
Tout autour du monde, de rire, de voler.
Mais le vent ne peut la consoler
de sa peine, l'empêcher de pleurer.
Alors elle se tourne vers la terre
Mais elle y sent une grande colère
Contre les hommes, ces destructeurs qui ne veulent pas partir.
Alors qu'elle aimerait s'y bottir,
Elle aimerait se replier en son sein et s'y cacher.
Mais elle ne peut pas s'y réfugier.
Elle se tourne vers la mer, à ses pieds
Avec ses reflets vert, gris et bleuté
Elle aimerait y nager, comme une sirène
Mais là, contre les hommes pollueurs, une haine.
Elle se tourne vers le ciel, vers les nuages magestueux,
Elle les regarde de tout ses yeux
Elle aimerait aller dans ces grands vaisseux blancs.
Elle aimerait faire le tour de la terre,
Elle aimerait jeté des fleurs pour ces enfant qui errent.
Elle se tourne vers le feu qui flambe
Elle aimerait s'y chauffer, les jambes,
son corps, sa tête et surtout son coeur de glace.
Mais la petite fille relève les yeux sur ce monde ou elle n'a pas de place.